10 décembre 2021 – Et si le mystérieux mythe des vampires qui suggère qu’ingérer du sang permette d’obtenir une jeunesse éternelle était vraie depuis le début ? C’est ce que suggère une étude scientifique qui a découvert que le sang de jeunes personnes pourrait être utilisé pour ne pas vieillir.
Une équipe de scientifiques de l’université de Pittsburgh, en Pennsylvanie, a étudié les effets que pouvait avoir le sang des jeunes sur le vieillissement. Dans le cadre de cette étude, les chercheurs se sont intéressés aux souris. Dans le sang des rongeurs se trouvent les vésicules extracellulaires (VE), des particules qui envoient aux cellules musculaires des instructions concernant la protéine Klotho, qui agit sur la longévité.
Or, quand les souris vieillissent, les VE deviennent plus faibles et envoient moins d’instructions sur la fameuse protéine. Afin d’inverser ce processus, les chercheurs ont essayé de donner du sang jeune à de vieilles souris. Ce qui a permis à leurs cellules et leurs tissus de prendre des caractéristiques plus jeunes, comme une régénération musculaire accrue, mais dès que le sang jeune s’est estompé les effets de régénération ont commencé à diminuer.
UNE DÉCOUVERTE PAS ENCORE FAITE POUR L’ÊTRE HUMAIN
Il est cependant encore trop tôt pour dire que le vampirisme permettrait un rajeunissement des cellules. En effet, les premières tentatives d’application du traitement à des patients humains se sont soldées par des résultats peu convaincants.
Néanmoins, cela n’a pas découragé les chercheurs qui estiment que leurs recherches pourraient permettre l’élaboration de traitements capables d’améliorer la longévité humaine. Si cette étude n’apporte pas de remède contre le vieillissement, elle permet en revanche de mieux comprendre le fonctionnement de la régénération musculaire et de son échec au cours du vieillissement.
Ainsi comme l’a déclaré Fabrisia Ambrosio, auteure principale de l’étude grâce à ses recherches : “nous pouvons penser à utiliser les vésicules extracellulaires comme thérapie pour contrer les défauts liés à l’âge”. Quoi qu’il en soit des études beaucoup plus poussées vont être nécessaires afin de confirmer les bienfaits du sang jeune sur l’organisme.
Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)





