1ermars 2021 — Les excréments et la respiration des poissons produisent plus d’un milliard de tonnes de carbone chaque année, selon de nouvelles recherches! Cela fait du poisson l’un des éléments les plus importants du cycle du carbone.
La nature a doté chaque créature d’une fonction bien précise : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » selon la citation d’Antoine Lavoisier sur la conservation des masses lors du changement d’état de la matière, mais lorsque l’humain s’en mêle tout se dérègle. Malheureusement, le monde scientifique n’est qu’au début de la compréhension du fonctionnement des cycles de la nature.
LE CARBONE, UN POISON INDISPENSABLE?
On sait que l’environnement et la biosphère dépendent fortement du cycle géochimique mondial du carbone. C’est un ensemble de processus qui déplacent le carbone entre différents réservoirs géochimiques de la Terre (atmosphère, biosphère, hydrosphère, etc.). Une augmentation ou une diminution des émissions de carbone dans un système conduit à un large éventail de changements sur la surface de la Terre. C’est pourquoi il est extrêmement important pour les scientifiques de connaître et de suivre toutes les émissions de carbone.
La majeure partie du carbone est stockée au fond de l’océan. Cependant, des recherches antérieures se sont principalement concentrées sur le phytoplancton et le zooplancton, dont il a été démontré qu’ils absorbent le dioxyde de carbone de l’atmosphère et le transportent sous forme de carbone jusqu’au fond de l’océan. Le nouveau travail s’est concentré sur l’étude des poissons. Et les chercheurs ont été surpris par les résultats.
LES POISSONS DES ACTEURS DU CHANGEMENT CLIMATIQUES?
Une étude de l’Université Rutgers a révélé que le carbone dans les matières fécales, la respiration et les autres excrétions des poissons représente environ 16% (1,65 milliard de tonnes par an) du carbone total dans l’océan! Cela fait du poisson un élément essentiel du cycle du carbone. Malheureusement, le changement climatique, la pollution et la pêche commerciale peuvent perturber le délicat bilan de carbone créé par les animaux marins, ce qui influencera d’une manière ou d’une autre notre climat.
Les auteurs du travail notent que le rôle des poissons dans le cycle géochimique du carbone n’ayant pas été étudié auparavant, ils devront faire beaucoup plus de recherches avant de tirer des conclusions définitives.
François Deymier (rédaction btlv.fr)





