17 décembre 2021 – On pensait qu’il n’y avait pas d’eau à l’équateur de Mars et sous son grand canyon (le plus grand du système solaire). Et pourtant…
La mission Exomars est prévue pour 2022 par l’Agence spatiale européenne. Elle enverra un rover chargé d’analyser des carottes du sol pour y trouver d’éventuels marqueurs biochimiques.
Mais depuis 2016, la mission ExoMars 2016 a lancé l’orbiteur Trace Gas Orbiter. Il étudie les origines du méthane et de gaz rares dans l’atmosphère de la planète rouge.
On pensait qu’à l’équateur de Mars, il faisait trop chaud pour trouver de la glace en surface. En profondeur, pourquoi pas… Mais là, les scientifiques ont été surpris de trouver de l’eau gelée juste en dessous du canyon Valles Marineris.
Mais comment arrive-t-on à détecter l’eau à partir d’un instrument en orbite ? Le TGO capte le bombardement des flux de neutrons cosmiques sur la surface martienne. Ce bombardement entraîne l’émission de neutrons par les atomes de la surface… Mais les atomes d’hydrogène filtrent le flux, dont on peut mesurer l’intensité. On en déduit alors la présence d’une couche de glace ou de molécules organiques.

Le flux de neutrons bombarde la surface. Il est atténué par la présence d’une couche de glace. © Nasa, Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory, Carnegie Institution of Washington
Selon Igor Mitrofanov, planétologue de l’Institut de recherche spatiale de l’Académie des sciences de Russie et auteur principal de la nouvelle étude, ces couches superficielles, d’environ un mètre d’épaisseur, seraient composées jusqu’à 40% d’eau. Pour arriver à ce nombre, son équipe s’est aussi aidée du Fine Resolution Epithermal Neutron Detector (Frend). Ce dernier permet de déterminer le taux d’hydrogène dans les couches superficielles de Mars. En supposant que l’hydrogène détecté est lié aux molécules d’eau, on parvient donc à ce niveau de 40%.
Cette zone riche en eau serait aussi grande que les Pays-Bas. Elle chevauche les vallées de Candor Chasma.
Source : Futura Sciences





