Le 29 janvier 2021 – Les technologies solaires se développent dans le cadre du développement durable, mais le rendement des cellules au silicium ont encore un rendement assez faible, sans compter que la fabrication des panneaux solaires est complexe et couteuse. Pour optimiser ces derniers et réduire les coûts, les ingénieurs pensent utiliser des cellules à base de pérovskites. Comme expliqué sur enerzine, la pérovskite semi-conductrice est le nouvel espoir qui permettra non seulement d’avoir un prix de production des cellules en dessous de celui du silicium et pour rendre les cellules solaires plus rapides à produire et adaptées à un usage industriel.

La pérovskite désigne, à l’origine, la forme minérale du titanate de calcium CaTiO₃
Récemment, une équipe de physiciens a pu, en effet, maintenir la pérovskite de façon suffisamment stable pour que la conversion de l’énergie solaire en électricité s’établisse. Le seul bémol, sur les 4 configurations atomiques possible que la pérovskite peut prendre, 3 sont efficaces mais instables à température ambiante. Elles reviennent à la quatrième configuration trop rapidement pour des applications solaires. Dans la revue Nature Communications, des scientifiques de l’Université de Stanford et du SLAC National Accelerator Laboratory du département de l’Énergie ont pu trouver une solution à ce problème : il suffirait de placer la version inutile de la pérovskite dans une cellule à enclume en diamant et de presser le matériau à haute température. Sa structure atomique serait alors poussée dans une configuration efficace à température ambiante et même dans un air humide. Yu Lin, physicien au SIMES (Stanford Institute for Materials and Energy Sciences) explique : « il s’agit de la première étude à utiliser la pression pour contrôler cette stabilité, et cela offre vraiment beaucoup de possibilités. Maintenant que nous avons trouvé cette façon optimale de préparer le matériau. Il est possible de le mettre à l’échelle pour la production industrielle et d’utiliser cette même approche pour manipuler d’autres phases de pérovskite ».
Thierry Penin (rédaction btlv.fr)





