4 janvier 2022 – Le 2 janvier dernier, la presse Héritage Daily annonçait : La découverte d’un foetus momifié retrouvé dans l’utérus d’une momie vieille de 2 000 ans. Dans un premier temps, les scientifiques avaient reconnu la momie comme les restes du prêtre Hor-Djehuti.
Mais en 2016 des analyses beaucoup plus poussées ont permis d’identifier un sexe féminin, à l’aide d’un procédé très utilisé dans l’imagerie, la tomographie. Il s’agit d’une femme âgée entre 20 et 30 ans, le foetus, lui, était entre la 26ème et 30ème semaine de la grossesse, dans un état intacte.
D’après des analyses du Warsaw Mummy Project, le défunt aurait été retrouvé dans des tombes royales à Thèbes, une ville de l’Égypte ancienne, aujourd’hui elle a été reconstruite et appelée Louxor.
The foetus in the #MysteriousLady is a special case of a mummy inside another mummy!!!New of the @warsaw_mummy is published in JAS #pregnantmummy #radiology #anthropology #sciensenews #Science #mummification #archaeohistories pic.twitter.com/0H3YF2Fhly
— Warsaw Mummy Project - Human Remains (@warsaw_mummy) January 2, 2022
LE FŒTUS CONSERVE A PARTIR D’UNE MÉTHODE BIEN PARTICULIÈRE
Ożarek-Szilke, le co-directeur de la Warsaw Mummy Project, nous explique le procédé de conservation qui a été utilisé. Afin de préserver la momie le plus possible, les anciens égyptiens l’avaient recouvert de natron, un minéral composé de sels, de bicarbonate, de sulfate et de chlorure de sodium.
Pour caractéristique, le fœtus s’est également conservé par le natron, dans un environnement acide formé naturellement après la mort. Le mélange des deux ont permis une réaction permettant de préserver les défunt pendant des millénaires.
Les corps ont été emmenés en Pologne au 19ème siècle, depuis ils font partie de la collection d’antiquités de l’université de Varsovie.
Valentin Rican (rédaction btlv.fr)





