Espace : des astronautes autour de la lune dans moins de quatre semaines

12 janvier 2026

La première mission habitée en orbite lunaire depuis des décennies devrait toujours être lancée dès le 6 février.

VISUEL ANTENNE (2)

La NASA a annoncé qu’elle se prépare à déployer sa fusée Space Launch System (SLS) et son vaisseau spatial Orion sur le pas de tir le 17 janvier pour les vérifications préalables au lancement. Si tout se déroule comme prévu, le décollage aura lieu le 6 février avec un équipage de quatre astronautes qui deviendront les premiers humains à orbiter autour de la Lune depuis la mission Apollo 17 en 1972.

Les astronautes de cette mission seront Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch de la NASA, ainsi que Jeremy Hansen de l’Agence spatiale canadienne.

« Nous nous rapprochons d’Artemis 2, le déploiement étant imminent », a déclaré Lori Glaze, administratrice associée par intérim de la Direction des missions de développement des systèmes d’exploration de la NASA. « Il nous reste des étapes importantes à franchir avant le lancement, et la sécurité de l’équipage restera notre priorité absolue à chaque étape, à l’approche du retour de l’humanité sur la Lune. »

PAS DE PIED SUR LA LUNE

Malheureusement nous ne serons pas amenés à vivre la même chose que le 21 juillet 1969 avec Neil Armstrong. Aucun des astronautes d’Artemis 2 ne mettra un pied sur notre satellite naturel car le vaisseau ne se posera pas sur la Lune ; ce sera l’objectif d’Artemis 3. Malgré tout, la mission sera longue. Ce vol habité engendre un voyage aller-retour autour de la Lune prendra dix jours. Espérons que le 6 février, la météo offre une bonne fenêtre de lancement.

POURQUOI RETOURNER SUR LA LUNE EST DEVENU SI DIFFICILE POUR LA NASA

En juillet 1969, la NASA posait des hommes sur la Lune en moins de dix ans. Plus d’un demi-siècle plus tard, y retourner semble paradoxalement bien plus complexe. Ce contraste alimente régulièrement l’idée d’un déclin technologique. La réalité est tout autre.

Le programme Apollo fut une exception historique. Il naît en pleine guerre froide, porté par une urgence politique existentielle et un budget colossal, représentant jusqu’à 4 % du budget fédéral américain. Les délais étaient courts, les décisions rapides, et le risque humain largement accepté. Rien de comparable avec le cadre actuel.

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Contrairement à une idée reçue, la NASA n’a pas « perdu » le savoir-faire lunaire. Mais l’écosystème industriel d’Apollo a disparu. Les chaînes de production, les sous-traitants et les ingénieurs de l’époque n’existent plus, et les technologies analogiques sur mesure ne sont pas directement réutilisables. Revenir sur la Lune aujourd’hui implique de reconstruire des systèmes entiers, cette fois sous des normes techniques et réglementaires infiniment plus strictes.

Les exigences de sécurité ont en effet profondément changé. Les catastrophes de Challenger et Columbia ont durablement transformé la culture de l’agence. La tolérance au risque est désormais quasi nulle, entraînant une explosion des procédures, des redondances et des phases de certification. À mission comparable, les systèmes actuels sont bien plus complexes que ceux d’Apollo.

La gouvernance spatiale elle-même s’est fragmentée. Là où la NASA pilotait seule Apollo, le programme Artemis repose sur un équilibre délicat entre le Congrès, les États américains, des partenaires internationaux et des acteurs privés. Cette architecture politique et industrielle, conçue pour durer, engendre compromis techniques et retards structurels.

soirée astrologie et médiumnité

DES RISQUES OUI, MAIS CALCULÉS

Surtout, Artemis ne vise pas un simple retour symbolique. Là où Apollo consistait à poser deux hommes quelques jours sur la surface lunaire, le nouveau programme ambitionne une présence durable, une logistique réutilisable, une station en orbite lunaire et une préparation des futures missions martiennes. Le changement est autant stratégique que technologique.

Enfin, le contexte humain et sociétal n’est plus le même. Les années 1960 acceptaient une intensité de travail extrême et une prise de risque élevée. Aujourd’hui, normes sociales, responsabilités juridiques et pression médiatique permanente imposent un rythme différent. Le paradoxe n’est donc qu’apparent. Si retourner sur la Lune semble si difficile, c’est parce que le cadre a changé. La véritable question n’est pas pourquoi la NASA peine à y revenir, mais comment Apollo a pu réussir aussi vite. Pour ne rien manquer de l’actualité liée à l’espace. Inscrivez-vous à la newsletter btlv.

Bob Bellanca (rédaction btlv source et photo home page @NASA)

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