Depuis des décennies, les installations nucléaires semblent entretenir une étrange relation avec le phénomène OVNI.
Des témoignages de militaires aux observations d’objets inconnus à proximité de centrales, ces sites hautement sensibles reviennent régulièrement dans les dossiers consacrés aux phénomènes aériens inexpliqués. Aujourd’hui, de nouveaux documents officiels américains relancent les interrogations : 67 signalements de drones ont été enregistrés autour de 28 sites nucléaires dans 17 États. Et certains incidents sont particulièrement troublants.
DES DOCUMENTS OFFICIELS QUI SOULEVENT DE NOUVELLES QUESTIONS
L’information a été révélée le 7 octobre 2026 par le média américain Liberation Times, qui a obtenu, grâce à la loi sur la liberté d’information (FOIA), des documents provenant de la Nuclear Regulatory Commission (NRC), l’autorité chargée de la sûreté nucléaire aux États-Unis. Ces archives recensent 67 signalements liés à des drones, enregistrés entre février 2024 et mars 2026, concernant 28 installations nucléaires réparties dans 17 États américains.
Un chiffre qui interpelle, d’autant que les rapports portent la mention administrative Closed Unresolved, autrement dit « clos sans résolution ». Cela ne signifie pas nécessairement que les objets observés défient les lois de la physique ou qu’ils sont d’origine inconnue. Cette classification indique avant tout que les dossiers ont été clôturés sans résolution documentée dans les éléments communiqués. Mais une question demeure : qui pilote ces appareils et pourquoi s’approchent-ils d’installations aussi sensibles ?
DES OBJETS TRIANGULAIRES ET DES DEPLACEMENTS INHABITUELS
Parmi les cas les plus intrigants figure celui de la centrale nucléaire de Surry, en Virginie, située à une trentaine de kilomètres de la base aérienne de Langley. En décembre 2024, plusieurs observations de drones ont été rapportées au-dessus du périmètre de cette installation. L’un des témoignages évoque un appareil de forme triangulaire accompagné de deux objets plus petits, qui auraient effectué des déplacements en zigzag autour d’un aéronef plus imposant avant de disparaître du champ de vision des observateurs. Les appareils présentaient également des lumières rouges, vertes et blanches.
Face à ces événements, les responsables de la sécurité de la centrale ont renforcé leur vigilance et alerté plusieurs autorités, notamment le FBI et les forces de l’ordre locales.
Un autre compte rendu évoque même une confirmation radar obtenue auprès de Fort Eustis, une installation militaire située à proximité. Bien entendu, ces descriptions ne permettent pas de déterminer la nature exacte des appareils. Un drone conventionnel peut présenter une silhouette triangulaire et réaliser des manœuvres inhabituelles pour un observateur au sol. Mais la répétition de ces incidents à proximité d’installations nucléaires soulève une véritable question de sécurité nationale.
DES APPAREILS AUSSI GRANDS QUE DES VOITURES ?
D’autres signalements méritent également l’attention. À la centrale de Hope Creek, dans le New Jersey, des témoins ont décrit des appareils dont la taille apparente aurait été comparable à celle de petites voitures. Dans le Connecticut, à la centrale de Millstone, des agents de sécurité ont signalé un objet en forme de V, d’environ 1,50 mètre de large, qui aurait survolé un bâtiment abritant un réacteur.
Là encore, il s’agit de descriptions rapportées par des témoins, et non de mesures techniques permettant d’établir avec certitude les dimensions ou les performances de ces appareils. Ces observations ont néanmoins un point commun : elles concernent des installations dont la protection constitue un enjeu majeur pour les autorités américaines.
POURQUOI LES SITES NUCLEAIRES ?
C’est probablement la question la plus intéressante. Depuis les années 1960, plusieurs affaires célèbres associent des observations d’OVNI à des installations militaires ou nucléaires. On pense notamment à l’incident de Malmstrom, dans le Montana, en mars 1967, lorsque des missiles nucléaires américains furent temporairement mis hors service. Des témoignages ont ensuite établi un lien entre ces dysfonctionnements et la présence supposée d’un objet aérien non identifié, sans que cette relation de cause à effet ait été démontrée.
D’autres récits, notamment ceux d’anciens militaires américains, ont également contribué à alimenter l’idée selon laquelle certains phénomènes inexpliqués manifesteraient un intérêt particulier pour les infrastructures nucléaires. Faut-il pour autant établir un lien direct entre ces affaires historiques et les signalements récents ? Rien ne permet aujourd’hui de le faire.
Les observations actuelles peuvent relever de plusieurs explications : drones commerciaux, activités clandestines, opérations de surveillance, erreurs d’identification ou incursions intentionnelles. L’hypothèse d’une origine extraterrestre n’est étayée par aucune preuve dans les documents présentés. Reste que la concentration de signalements autour de sites sensibles justifie que ces incidents soient étudiés sérieusement.
LES AUTORITES AMERICAINES PRENNENT LE PROBLEME AU SERIEUX
La multiplication des survols de drones n’a pas échappé aux autorités. Depuis 2024, la NRC impose aux exploitants de centrales nucléaires de signaler les observations de drones au-dessus de leurs installations. Les informations sont transmises à plusieurs organismes, notamment à la FAA, au FBI et aux autorités locales. Un rapport de l’inspection générale de la NRC révélait d’ailleurs que 34 signalements de drones non autorisés avaient été enregistrés entre août 2024 et janvier 2025.
Il ne s’agit donc pas simplement de témoignages circulant sur Internet, mais d’incidents suffisamment préoccupants pour être intégrés aux procédures de surveillance des infrastructures critiques américaines. La NRC rappelle toutefois que les centrales disposent de dispositifs de sécurité renforcés et que la présence d’un drone ne signifie pas qu’une installation nucléaire a été compromise. Des drones inconnus… mais pas nécessairement des OVNI extraterrestres. C’est toute l’ambiguïté de cette affaire.
Dans le langage courant, un objet volant dont on ne connaît pas l’origine peut être qualifié d’OVNI. Mais dans le domaine de la sécurité aérienne, les autorités distinguent les drones non autorisés des phénomènes anormaux non identifiés, ou UAP. La différence est fondamentale. Dans les documents de la NRC, les incidents sont principalement traités comme des signalements de drones, sans qu’une origine non humaine soit suggérée. Cela n’enlève rien à leur intérêt.
Car si ces appareils sont conventionnels, encore faut-il comprendre qui les utilise, dans quel but et comment ils peuvent évoluer à proximité de sites aussi sensibles sans être systématiquement identifiés. Et si certains signalements correspondent à des erreurs d’interprétation, une analyse approfondie des données pourrait également permettre de les expliquer.
UNE ENIGME QUI DEPASSE LA QUESTION EXTRATERRESTRE
Ces 67 signalements ne constituent pas une preuve de visites extraterrestres. Ils mettent en lumière un problème bien réel : la difficulté rencontrée par les autorités pour identifier certains appareils évoluant à proximité d’infrastructures stratégiques.
Mais ils rappellent également que le dossier OVNI ne se résume plus à des témoignages isolés. Aujourd’hui, les observations donnent lieu à des rapports officiels, des demandes d’accès aux documents administratifs et des investigations sur la sécurité nationale.
Pourquoi autant d’appareils ont-ils été signalés à proximité d’installations nucléaires ? Qui se trouve derrière ces survols ? Et surtout, pourquoi certaines observations restent-elles sans explication documentée ? Autant de questions auxquelles les archives rendues publiques n’apportent pas encore de réponse définitive. Une chose est certaine : le ciel au-dessus des installations nucléaires américaines continue de susciter de sérieuses interrogations. Et le mystère, lui, reste entier. Pour ne rien manquer de l’actualité liée au phénomène OVNI, inscrivez-vous à la newsletter btlv.
Bob Bellanca (rédaction btlv source Liberation Times – illustration home page @btlv via ChatGPT)








