Dimanche 29 juillet : Depuis des lustres, nous entendons parler de la possibilités de choisir nos enfants, la couleur de leurs yeux, leur taille, leur mensuration, leur intelligence. Si jusqu’ici cela était synonyme de science-fiction, les anglais ne seraient pas contre des modifications génétiques dans certaines conditions. Notamment de manière à enrayer les problèmes décelés avant la naissance, mais aussi pour améliorer leur force, leur Q.I et leurs sens.
UNE PARUTION IMPORTANTE
C’est mardi dernier, que nous avons pu lire le rapport d’une organisation de bioéthique basée au Royaume-Uni « le Nuffield Council of Bioethics » dans lequel il est avançait que nous pourrions dans certaines circonstances, accepter des modifications génétique. Si éthiquement, cela paraît inconcevable, il semble que l’Angleterre ne soit pas contre cette idée. Une décision importante surtout quand on sait que l’utilisation de CRISPR (ndlr : outil d’édition génétique) engendre et définitif à tous les descendants.
LA POLÉMIQUE
Si le fameux rapport fait s’élever des voix dans la communauté scientifique, il rappelle que si la possibilité d’éditer le code ADN n’est pas nouvelle, mais que la mise en place de l’outil d’édition génétique CRISPR est un vrai changement. Dorénavant, les chercheurs peuvent couper des parties bien précises du code génétique afin de les remplacer par de nouveaux segments. Avec cette technique, les scientifiques peuvent éliminer les maladies ou, et c’est là tout l’objet de la polémique, donner de nouvelles caractéristiques aux humains.
Moins couteuse, l’utilisation de CRISPR est une révolution dans notre capacité à réécrire le code de la vie. Une avancée importante et notamment, pour la conquête spatiale. Comme nous l’avions déjà écrit, il est actuellement impossible pour l’homme de coloniser Mars en raison de la structure de notre ADN qui nous empêche de procréer dans l’espace. Avec ce process, les scientifiques peuvent modifier l’ADN des futurs colonisateurs qui pourront faire des bébés bien loin de la planète terre.
LES DÉRIVES
Si sur le papier cela semble prometteur, il est bon de rappeler qu’il y a toujours deux faces à la médaille et que l’une d’elle est plus sombre. Celle récupérée par des chercheurs mal attentionnés qui seraient tenter de monnayer la technique auprès de gens fortunés, qui souhaitent l’enfant idéal. Voilà pourquoi les auteurs du rapport souligne que l’édition d’ADN ne devrait être acceptable que sous certaines conditions qui restent à définir. L’avenir nous réserve de biens belles choses….Ou pas !
Bob Bellanca (btlv.fr/source nuffieldbioethics.org)





