21 mars 2022 – Une équipe d’archéologue a mis à jour plusieurs artefacts et d’anciennes traces de chasse aux rennes, vieux de plusieurs milliers d’années. La découverte a été faite en Norvège, sur un site qui selon les chercheurs était très utilisé.
C’est par la fonte des glaces que de nombreux objets sont régulièrement retrouvés sur ce site. Il se situe à Sandgrovskaret dans le massif du Jotunheimen dans le sud-ouest de la Norvège. D’après les recherches menées, les armes découvertes, abandonnées sur place, appartenaient à des chasseurs de rennes.
Tout d’abord, ce sont 5 flèches dont 3 qui présentent une tête en fer bien conservée. Elles dateraient d’environ 1 400 à 1 700 ans.

Une des têtes de flèches retrouvées qui est également la plus rare / © Espen Finstad/Secretsoftheice.com
L’une d’entre elle est très intéressante puisqu’elle appartient à un type, rare, encore jamais découvert sur cette zone. Ensuite, ce sont deux autres qui sont similaires à certaines déjà trouvées dans des sépultures datant de l’âge du fer. Puis les deux dernières qui, elles, sont beaucoup plus longues et sans tête. Parmi la collection retrouvée, elles seraient les plus anciennes, vieilles de 800 ans avant notre ère d’après les archéologues.
L’un des membres de l’équipe, Espen Finstad a déclaré : « C’était un site de chasse important ». De plus, ce lieu est situé à environ 1800/1900 mètres d’altitude. Cela signifie que les vieilles civilisations n’y vivaient pas, mais venaient plutôt pour y chasser.
UN LIEU TRÈS PRISÉ POUR LA CHASSE
En plus des flèches, il y avait également une quarantaine d’affûts. Ces anciennes cachettent étaient construites en demi-cercle, avec des pierres empilées les une sur les autres pour former le mur. Elles permettaient aux chasseurs de ne pas se faire repérer pour attaquer l’animal.

L’une des cachettes découvertes sur le site / © Espen Finstad/Secretsoftheice.com
L’équipe de chercheurs explique que « les rennes sont très méfiants envers les mouvements, donc les chasseurs devaient se rendre invisibles pour arriver à une distance de tir ». « La distance de tir pour un arc et des flèches ne dépassait probablement pas les 10-20 mètres, donc les chasseurs avaient besoin d’un bon endroit pour se cacher. Et s’il n’y en avait pas, ils le fabriquaient eux-mêmes », peut-on lire dans leur tweet.
Ils ont aussi mis au jour 77 bois de rennes ainsi qu’une trentaine de bâtons d’effarouchement. Ces bâtons mesuraient jusqu’à 1 mètre de long et un objet mobile se trouvait sur l’extrémité afin qu’il puisse bouger et faire peur à la proie. Ainsi, les chasseurs pouvaient désorienter le renne et l’amener jusqu’à un point stratégique. Espen Finstad ajoute : « En fonction du temps, du vent et de l’endroit où se trouvaient les rennes, vous deviez calculer la meilleure façon de les faire se déplacer en direction des affûts de chasse, et placer des rangées de ces bâtons le long de la glace ».
Grâce à ces découvertes, les chercheurs en apprennent plus sur les anciennes techniques de chasses qui étaient utilisées. Régulièrement, des objets y sont découverts. Les premiers étaient en 2013, par la suite en 2018. Cette fois, c’était une vaste exploration qui avait permis de découvrir de nombreuses pièces.
Valentin Rican (rédaction btlv.fr)





