15 août 2018 : Internet a fait apparaître, depuis quelques années, ce que l’on appelle aujourd’hui des « Fake news »… Des informations qui ont tout de vraie, mais qui ne le sont pas. Le problème est de pouvoir les identifier avant que ne coure la rumeur. Voilà pourquoi, la défense américaine vient de mettre au point un détecteur de fake news et notamment lorsqu’il s’agit de photos ou de vidéos.
LUTTER CONTRE LA CYBERCRIMINALITÉ
Le but avoué de cet outil est de pouvoir lutter, par exemple, contre les terroristes qui utilisent le web comme objet de propagande. Mais surtout, d’éviter que l’intelligence artificielle soit détournée pour une utilisation malveillante. La DARPA (NDLR : Defense Advanced Research Projects Agency) vient de mettre au point Media Forensics (MediFor) dont la vocation est de rendre automatiques les outils de lutte contre la criminalité déjà existants.
DÉTECTION DES CONTREFAÇONS
En début d’année 2018, les médias américains annonçaient la création de GAN, un outil ultra-puissant que l’on doit au chercheur Ian Goodfellow. Composé de deux réseaux de neurones contradictoires génératifs, il permet d’identifier les fake news comme le souligne Matthew Turek du programme Media Forensics pour le MIT Technology review dans un article du 7 août 2018 :
«Nous avons découvert des indices subtils dans les images et les vidéos manipulées par le GAN qui nous permettent de détecter la présence d’altérations».
Des heures et des heures de vidéos furent visionnées avant de s’apercevoir, grâce au procédé, que, très souvent, dans les vidéos de « Fake news » les yeux des hommes ou des femmes manipulés ne clignent pratiquement jamais… Ce qui n’en fait pas un mouvement naturel… Idem pour la couleur des yeux ou des mouvements de tête étranges. Des signes distinctifs difficilement reproductibles avec de l’intelligence artificielle.
Bob Bellanca (btlv.fr/source MIT)





