4 juillet 2018 : De la Bible à Nostradamus, en passant par le calendrier maya et le bug du millénaire, la fin du monde fascine depuis la nuit des temps les fatalistes, fans de fantastique et autres fervents religieux. Le cinéma n’est pas en reste.
Les réalisateurs adorent alimenter les peurs les plus enfouies concernant la surpopulation, les épidémies ou encore l’Armageddon nucléaire. Et le public accourt dans les salles obscures. Une foison de films dystopiques s’apprête à déferler ces prochains mois sur grand écran et sur les plateformes de vidéos à la demande, dont “Mortal Engines”, produit et écrit par Peter Jackson, “In-Rang” de Kim Jee-woon et “Luxembourg” de Myroslav Slaboshpytskyi. Shawn Robbins, expert de Boxoffice.com, décrit ce genre comme la “définition de l’évasion”, une forme artistique qui assouvit le désir primaire de revenir à l’essentiel. “Ces films sont souvent considérés comme des visions pessimistes du futur, ce qui est probablement une interprétation valable, mais ils peuvent aussi être une introspection positive”, dit-il à l’AFP. “Il est aisé de voir les principes fondamentaux du film post-apocalyptique ou dystopique comme une part inévitable de notre destin tragique, mais nous pouvons aussi en tirer des enseignements et l’appréhender comme une parabole parce que, au coeur de toute bonne histoire, la condition humaine est explorée et mise en difficulté”, relève-t-il.
ZOMBIES, VIRUS, ROBOTS
Des zombies, de gros cailloux venus des confins de l’espace ou des armes de destruction massive fabriquées par les humains eux-mêmes sont souvent à l’origine de l’apocalypse de cinéma, mais pas toujours. Dans le “Sans un bruit” (2018) de John Krasinski, ce sont des extraterrestres carnivores qui sévissent, tandis que dans “Je suis une légende” (2007), “Le Mystère Andromède” (1971), “L’Armée des douze singes” (1996) ou encore “La Planète des singes”, le responsable de la catastrophe pour l’humanité est un virus. Autres vecteurs de désastres apocalyptiques: l’événement géophysique ou climatique, comme dans “Soleil vert” (1973), “Waterworld” (1995) et “Wall-E” (2008), ou encore la technologie, comme dans “L’Âge de cristal” (1976), les “Terminator” et autres “Matrix”. Dans la série des “Mad Max”, sortis entre 1979 et 2015, la civilisation s’est effondrée à cause de la pénurie de pétrole et les routes sont sillonnées par des gangs.
Rédaction btlv.fr (source AFP)






