30 avril 2018 : Depuis sa création, notre planète tourne dans le même sens que le soleil. Si nous trouvons cela tout à fait normal, des chercheurs autrichiens ont voulu savoir ce qui se passerait si la rotation avait été contraire à son mouvement actuel. D’après une simulation, l’Amérique du Nord serait un vaste désert, la forêt amazonienne serait un champ de dunes invivables pour l’homme. En revanche, de l’Afrique centrale au Moyen-Orient, s’étendrait une flore verdoyante et luxuriante.
ROTATION INVERSÉE
Depuis 4,5 milliards d’années, la terre met un an pour faire le tour du soleil, et tourne également sur son axe en 24 heures soit une vitesse d’environ 1 670km/h. Un processus qui, grâce à sa traction et son impulsion, influence les courants océaniques, et façonne notre climat. La rotation actuelle de la terre engendre de fortes pluies dans les zones humides du globe et assèche les zones les plus chaudes. Pour savoir ce qu’il adviendrait avec une rotation inversée, les scientifiques ont modélisé une version numérique de la rotation de la Terre. Résultat : tout le processus est désorganisé et engendre aux 4 coins du monde des conditions climatiques totalement nouvelles et qui ne collent plus avec les régions de la terre. Si la terre tournait d’est en ouest, elle serait bien plus verdoyante qu’elle ne l’est actuellement. Les déserts seraient moins grands qu’aujourd’hui et perdraient 11 millions de kilomètres carrés. Lors de la simulation, l’herbe et les plantes ligneuses apparaissent dans des zones qui en sont actuellement dépourvues. D’un autre côté, des zones arides occuperaient le sud-est des États-Unis, mais aussi le sud du Brésil, ainsi que l’Argentine et le nord de la Chine.
CHANGEMENT DES TEMPÉRATURES
Si la terre tournait en sens contraire, les scientifiques noteraient une permutation des vents, ce qui aurait pour effet des hausses et des baisses de température. Les zones occidentales des continents se refroidiraient alors que les zones orientales se réchaufferaient. En Europe, les hivers seraient beaucoup plus froids. D’autre part, ce changement de rotation engendrerait de nouveaux courants marins dans nos océans et inévitablement un changement de faune.
CYANOBACTÉRIE
Parmi les changements majeurs, la modification des courants marins dans l’océan Indien qui verrait la prolifération des cyanobactéries (NDLR : appelées communément algues bleues (leurs anciens noms), elles sont photosynthétiques et tirent leur vitalité de l’énergie solaire), ce qui serait un désastre pour la faune car les cyanobactéries libèrent des cyanotoxines, qui peuvent être dangereuses pour l’Homme et mortelles pour les animaux.
Bob Bellanca (btlv.fr/source European Geosciences Union)





