Archéologie : une opération d’envergure permet de sortir de l’eau 22 blocs constituant une partie du phare d’Alexandrie

10 juillet 2025

Trente ans après la découverte des vestiges du mythique phare d’Alexandrie, une nouvelle mission archéologique d’envergure vient de réaliser une prouesse technique et scientifique inédite.

Vingt-deux blocs massifs, vestiges de la célèbre septième merveille du monde, ont été hissés hors des eaux dans le cadre du programme « Pharos », visant à reconstituer numériquement l’édifice antique. Dirigée par l’archéologue et architecte Isabelle Hairy (CNRS), la mission a permis de remonter à la surface certains des éléments les plus imposants du phare : linteaux, montants de porte monumentale pesant jusqu’à 80 tonnes, seuils, dalles de socle, ainsi qu’un pylône jusqu’alors inconnu, combinant une porte de style égyptien et une technique de construction grecque.

sauvez btlv 720

Ces blocs viennent compléter les quelque 100 éléments déjà numérisés en immersion au cours des dix dernières années. Une fois extraits, ils seront soumis à des analyses détaillées et à un traitement photogrammétrique, étape clé avant leur intégration dans une maquette numérique.

phare d'Alexandrie

Blocs de pierre récupérés en mer sur le site du phare d’Alexandrie

Crédit : GEDEON Programmes / CEAlex

UN PUZZLE ARCHÉOLOGIQUE

C’est la Fondation Dassault Systèmes qui apporte son expertise en matière de modélisation 3D et de simulation. Grâce à un travail collaboratif avec des ingénieurs volontaires, chaque bloc sera étudié, repositionné et intégré à un « jumeau numérique » du phare. Ce modèle scientifique en 3D permettra d’explorer toutes les hypothèses relatives à l’architecture de l’édifice, ainsi qu’aux causes de son effondrement.

À terme, cette reconstitution immersive fera renaître virtuellement le phare d’Alexandrie dans toute sa splendeur originelle, offrant au public la possibilité de le visiter comme s’il y était.

La fouille est conduite par le Centre d’études Alexandrines (CNRS/IFAO), l’unité permanente du CNRS en Égypte, en collaboration étroite avec le ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités. Ce projet est soutenu depuis trois ans par la Fondation Dassault Systèmes, qui en fait un modèle exemplaire de coopération entre recherche scientifique et innovation technologique. Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter.

Valentin Rican (rédaction btlv source CNRS – photo home page @btlv)

Accédez à des émissions exclusives avec nos offres sans engagement
Découvrez nos offres

Partagez et suivez nous sur nos réseaux réseaux !

Facebook Twitter YouTube Instagram TikTok Twitch
La connaissance ne s'arrête pas... J'explore tout l'univers de BTLV !
Je rejoins BTLV

Partagez et suivez nous sur nos réseaux réseaux !

Facebook Twitter YouTube Instagram TikTok Twitch

Actus susceptibles de vous intéresser

Aller en haut