Trouvés dans une grotte en Afrique du Sud, les restes d’un squelette préhistorique pourraient constituer une découverte totalement inédite pour la science.
Mise au jour pour la première fois en 1994 dans le système de grottes de Sterkfontein, il aura fallu plus de vingt ans pour excaver les ossements qui ont révélé un membre d’une espèce ancienne d’ancêtre humain aujourd’hui disparu.
PETIT PIED, UN ESPÈCE NOUVELLE
Les premiers os retrouvés de cet hominidé étant ceux des pieds, c’est tout naturellement qu’il fut surnommé « Petit Pied » par les chercheurs qui l’ont classé dans l’espèce Australopithecus prometheus. Une position scientifique nouvelle car jusqu’à présent, certains experts suggéraient qu’il pourrait s’agir plutôt d’Australopithecus africanus, une espèce également découverte dans le même système de grottes.
Une nouvelle étude bouleverse ces hypothèses en révélant que le spécimen pourrait en réalité appartenir à une espèce d’hominine totalement inédite, encore inconnue de la science, comme l’a déclaré le directeur de l’étude, le Dr Jesse Martin, de l’Université La Trobe à Melbourne
« Nous pensons qu’il s’agit d’une espèce d’ancêtre humain jusqu’alors inconnue et non encore étudiée (…) elle ne ressemble pas à Australopithecus prometheus … mais elle ne ressemble pas non plus à tous les spécimens d’ Australopithecus africanus découverts à Sterkfontein ».
« Cet individu appartient à une lignée d’hominidés ; il est donc possible que nous ayons découvert non seulement un nouveau maillon de notre arbre généalogique humain, mais une branche entière. »
En hommage à l’équipe qui a exhumé le squelette, les auteurs de la nouvelle étude ont décidé de ne pas reclasser l’espèce eux-mêmes, mais de laisser ce soin à ses découvreurs.
« Il est plus approprié qu’une nouvelle espèce soit nommée par l’équipe de recherche qui a consacré plus de vingt ans à l’excavation et à l’analyse de ce remarquable spécimen de Little Foot (…) nous espérons qu’ils considéreront notre suggestion comme un conseil bienveillant », ont-ils écrit. Pour ne rien manquer des dernières découvertes liées à la paléontologie, Inscrivez-vous à la newsletter btlv.
Valentin Rican (rédaction btlv source American Journal of Biological Anthropology – photo home page @Université La Trobe)







