3 décembre 2024 – Des paléontologues viennent de découvrir une espèce humaine jusqu’alors inconnue qui vivait il y a 100 000 ans.
Baptisés Homo juluensis ou « hommes à grosse tête », les fossiles récemment mis au jour montrent que ces hommes d’un autre temps, occupaient ce qui est aujourd’hui la Chine. Selon la découverte, on sait qu’ils avaient une tête et un cerveau nettement plus gros que ceux de toute autre espèce humaine et notamment la nôtre. C’est ce qui laisse envisager qu’ils étaient peut-être plus intelligents que nous.
A ce jour, on ne sait cependant pas grand-chose d’autre sur cette nouvelle branche humaine. Malgré tout, les chercheurss pensent qu’ils chassaient probablement les chevaux et d’autres animaux en petits groupes.
Le paléoanthropologue Xiujie Wu de l’Académie chinoise des sciences (CAS) et l’anthropologue Christopher Bae de l’Université d’Hawaï ont regardé de plus près les fossiles et affirment que les caractéristiques de certains d’entre-eux découverts en Chine ne peuvent pas être facilement attribuées aux humains modernes, aux Néandertaliens, aux Dénisoviens ou aux Homo erectus, les hominidés qui ont précédé notre propre espèce. Leurs caractéristiques morphologiques, suggèrent un mélange d’ascendance entre divers groupes d’hominidés, tous vivant dans les mêmes régions d’Asie il y a entre 300 000 et 50 000 ans.
POURQUOI ONT-ILS DISPARU ?
La question qui résonne en suspens devant une telle découverte est : S’ils étaient plus intelligents que nous, pourquoi ont-ils disparu et pas nous ? Les scientifiques n’excluent pas qu’il fut un être hybride composé de deux ou plusieurs autres espèces humaines comme le soulignent les auteurs de l’étude :
« Il devient de plus en plus évident que les fossiles d’hominidés d’Asie de l’Est présentent un degré de variation morphologique plus élevé que ce que l’on pensait ou anticipait à l’origine…Elles nous poussent à reconnaître à quel point l’évolution humaine est complexe de manière plus générale et nous obligent réellement à réviser et à repenser nos interprétations de divers modèles évolutionnaires pour mieux correspondre aux données fossiles de plus en plus nombreuses. » Pour ne rien louper de l’actualité paléontologique, inscrivez-vous à la newsletter btlv.
Bob Bellanca (rédaction btlv source Science Alert)








