Lundi dernier, nous revenions dans nos colonnes sur la volonté d’Elon Musk de sauver l’humanité en colonisant une autre planète. S’il découvre le moyen de dépasser et d’aller bien plus vite que la vitesse de lumière il pourra peut-être miser sur HD 137010 b qui semble ressembler à la Terre.
Cette exoplanète potentiellement habitable a été repérée grâce aux données recueillies par le télescope spatial Kepler. Les exoplanètes restent le meilleur moyen de découvrir une vie extraterrestre. Ces astres situés bien au-delà de notre système solaire, orbitant autour d’étoiles lointaines sont l’une des pistes les plus prometteuses.
Bien que nous n’ayons pas encore fait une telle découverte, il semble désormais que ce ne soit plus qu’une question de temps. Depuis des décennies, les astronomes recherchent des planètes potentiellement habitables, c’est-à-dire des mondes orbitant dans la zone habitable de leur étoile, où les températures sont suffisamment élevées pour permettre à l’eau liquide, un facteur essentiel à la vie, de se présenter à leur surface.
C’est cela que HD 137010 b présente un intérêt. Découverte par le télescope spatial Kepler de la NASA, les scientifiques la décrivent comme « remarquablement semblable à la Terre ». Cette planète lointaine a une chance, certes faible, d’abriter un climat tempéré et un vaste océan d’eau liquide. Toutefois, les astronomes ne crient pas victoire car elle pourrait aussi être glaciale, réduisant considérablement les chances d’y trouver la vie.
DES OBSERVATIONS DIFFICILES
Les observations complémentaires de HD 137010 b s’annoncent également complexes comme l’explique la NASA : « La distance orbitale de cette planète, très proche de celle de la Terre, explique que de tels transits soient beaucoup moins fréquents que pour les planètes orbitant plus près de leur étoile. C’est d’ailleurs une des principales raisons pour lesquelles les exoplanètes aux orbites semblables à celle de la Terre sont si difficiles à détecter ».
« Avec un peu de chance, une confirmation pourrait venir d’observations supplémentaires effectuées par le successeur de Kepler/K2, TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite) de la NASA, toujours en service et véritable pilier de la détection planétaire, ou par CHEOPS (CHaracterising ExOPlanets Satellite) de l’Agence spatiale européenne (…) sinon, la collecte de données supplémentaires sur la planète HD 137010 b pourrait devoir attendre la prochaine génération de télescopes spatiaux. » Pour ne rien manquer de l’actualité liée à l’espace, inscrivez-vous à la newsletter btlv.
Bob Bellanca (rédaction btlv source et photo home page @NASA)







