23 novembre 2021 – Depuis de nombreuses années les archéologues japonais cherchent ce lieu historique, mais sans succès. Toutefois, des fouilles dont les résultats ont été croisés avec des documents d’époque, ont permis à des chercheurs d’identifier cet endroit légendaire.
Le pavillon royal de Tokaden est important dans l’histoire du Japon, car jusqu’au début du 8ᵉ siècle, la cour japonaise n’était pas fixée en un lieu précis et ce n’est qu’au siècle suivant que la cour s’est sédentarisée. C’est durant cette période que cet endroit a pris une grande importance, car il servait d’habitation à l’impératrice et aux femmes du palais. Selon plusieurs écrits ce pavillon se trouvait dans l’ancienne capitale japonaise et centre administratif de Heian-kyo, nom ancien de Kyoto, mais jamais il n’avait pu être trouvé jusqu’à maintenant. C’est donc avec une certaine fierté que des archéologues de la ville de Kyoto ont annoncé avoir identifié les vestiges de ce lieu légendaire qui avait été mentionné à de nombreuses reprises dans la littérature japonaise.
DES VESTIGES TRÈS PARCELLAIRES
Les restes du pavillon de Tokaden ont été découvert lors de travaux d’excavation dans le quartier Kamigyo de la ville, menés par l’Institut de recherche archéologique de la ville de Kyoto. Des analyses ont alors été faite et ont permis de découvrir que la résidence privée de l’empereur s’étendait sur environ 182 mètres d’ouest en est, et quelque 226 mètres du nord au sud. Au cours des fouilles les chercheurs ont découvert cinq trous d’un diamètre compris entre 1,2 et 1,5 mètre du nord au sud, avec une distance d’environ 3 à 2,1 mètres entre chacun d’eux. D’après les archéologues ces trous ont eu un rôle crucial dans la construction du pavillon, car ils ont été utilisés pour enterrer des piliers dans le sol afin d’y poser des fondations. Les chercheurs ont d’ailleurs découvert que ces trous étaient mentionnés dans les archives ce qui leur a permis d’établir avec certitude qu’ils avaient bien découvert le pavillon de Tokaden.
Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)





