20 mai 2021 – En avril dernier, ce n’était encore que de minuscules œufs, soigneusement disposés dans une petite boîte, de la taille d’un grille-pain. Aujourd’hui, ils ont bien grandi et sont même prêts à s’envoler. Qui ça ? Des moustiques génétiquement modifiés, développés par l’entreprise britannique, spécialisée dans la biotechnologie, Oxitec. Après dix ans de débats, quant à leur utilisation, les insectes seront les premiers du genre à avoir l’autorisation de voler librement, au-dessus du sol américain.
First genetically modified mosquitoes released in the United States
Biotech firm Oxitec launches controversial field test of its insects in Florida after years of push-back from residents and regulatory complications.https://t.co/DPRGJ4enV2 pic.twitter.com/S54kdRdiBh
— Rahim Azizian (@AzizianRahim) May 4, 2021
LUTTER CONTRE LES MOUSTIQUES LES PLUS DANGEREUX
Les moustiques qui devraient prochainement être libérés sur l’archipel des Keys, en Floride, appartiennent à une souche nommée “OX5034”, et ont été spécialement élaborés dans le but de réduire drastiquement les spécimens d’Aedes aegypti, présents sur place, une espèce de moustique, pour l’instant peu présente dans cette région des États-Unis, mais dont la réputation, en termes de nocivité, n’est plus à faire. En effet, les Aedes aegypti sont tristement célèbres, comme vecteur de maladies potentiellement mortelles, tels que dengue, le virus zika, la fièvre jaune ou le kungunya.
Quant au fonctionnement de la technologie des moustiques génétiquement modifiés, Oxitec la décrit comme ceci : “Le gène autolimitant est au cœur de notre méthode de lutte contre les insectes. Lorsque nos insectes mâles sont relâchés et se reproduisent avec des femelles sauvages, tous leurs descendants héritent d’une copie de ce gène. Le gène autolimitant perturbe le bon fonctionnement des cellules des insectes en surproduisant une protéine en eux, interférant avec la capacité des cellules à produire d’autres protéines essentielles nécessaires au développement. Ainsi, en perturbant le développement normal de l’insecte, le gène l’empêche de survivre jusqu’à l’âge adulte”, indique l’entreprise sur son site internet.
Ces moustiques génétiquement modifiés s’inscrivent donc totalement dans la stratégie de lutte antiparasitaire menée par les autorités locales.
Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)





