Turquie : une épave de 4 500 ans intrigue les archéologues

29 octobre 2026

Au large de Kekova, une cargaison de céramiques pourrait témoigner de l’un des plus anciens naufrages connus. Daté provisoirement entre 2700 et 2400 avant notre ère, le site offre une piste pour explorer les échanges en Méditerranée à l’époque des pyramides.

Le bateau a disparu, mais sa cargaison pourrait encore raconter son histoire. Sur les fonds marins de Kekova, dans le sud de la Turquie, des archéologues étudient des récipients en céramique associés à un naufrage qui remonterait à environ 4 500 ans.

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Cette estimation, présentée dans un article de The Conversation repris par ScienceDaily le 26 octobre 2026, placerait le site parmi les plus anciens témoignages de naufrages connus. Son statut de « plus ancienne épave du monde » reste cependant à confirmer.

UNE CARGAISON POUR RETROUVER UN NAVIRE DISPARU

Le site a été repéré en 2024 par Hakan Öniz, de l’université Akdeniz, à Antalya. Un rapport préliminaire, signé avec Ceyda Öztosun et publié le 24 juillet 2026 dans le Journal of Maritime Archaeology, décrit des récipients apparentés à des types levantins de l’âge du bronze ancien.

Leur forme, leurs anses et leur fond plat fournissent des indices sur leur origine et leur usage. Deux récipients avaient été remontés, l’un en 2024 et l’autre en 2025, pour être examinés. Des ancres en pierre ont également été observées à proximité, sans que leur appartenance au navire soit établie.

DES ÉCHANGES À L’ÉPOQUE DES PYRAMIDES

L’intérêt de cette découverte dépasse la recherche d’un record. La cargaison pourrait éclairer les réseaux commerciaux qui reliaient différentes régions de la Méditerranée orientale au troisième millénaire avant notre ère.

Quels produits transportait le bateau ? Quels ports avait-il fréquentés ? Ces questions restent ouvertes. Les chercheurs envisagent notamment de l’huile, du vin ou de la résine, mais l’identification des résidus présents dans certains récipients nécessite encore des analyses.

UNE DATATION ENCORE À PRÉCISER

L’ancienneté proposée repose notamment sur l’étude des céramiques. Elle demeure provisoire : les chercheurs n’excluent pas une date antérieure ou postérieure à la fourchette annoncée.

Un premier rapport scientifique existe donc déjà, mais la publication détaillée étayant les nouvelles conclusions reste attendue. Il serait prématuré d’affirmer que le record est acquis.

Sous les eaux de Kekova, ces objets modestes pourraient néanmoins préserver la mémoire de navigateurs et de routes commerciales encore mal connus. Leur étude doit désormais préciser ce que cette cargaison révèle des premières grandes connexions maritimes entre les civilisations méditerranéennes. Inscrivez-vous à la newsletter btlv.

Valentin Rican (rédaction btlv source ScienceDaily — photo home page @btlv)

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