28 avril 2021 — Les scientifiques viennent de réussir une nouvelle prouesseen réussissant à connecter un exosquelette robotique à une interface neurale. Cela a permis au patient, qui avait perdu la parie inférieure de sa jambe, de contrôler le système avec le pouvoir de la pensée.
Dans une nouvelle étude, publiée dans la revue Wearable Technologies , les scientifiques ont combiné une prothèse robotique qui capte les signaux envoyés par le cerveau. De cette manière, le système a fourni une gamme de mouvement beaucoup plus large et plus de contrôle que les exosquelettes ne seraient normalement capables de le faire.
Un volontaire de 57 ans ayant perdu son tibia a suivi cinq séances d’entraînement avec des physiothérapeutes, chacune d’une durée d’environ deux heures pendant deux semaines et demie. Le physiothérapeute a appris au patient à travailler avec la nouvelle prothèse. La prothèse a reçu des signaux bioélectriques de deux muscles du mollet chargés de contrôler le mouvement de l’articulation de la cheville.

© UNIVERSITÉ D’ÉTAT DE CAROLINE DU NORD
Après l’entraînement, l’homme, à l’aide d’une nouvelle prothèse, a pu s’asseoir et se tenir debout tout seul, et s’est également accroupi pour ramasser un objet au sol. Tout au long de l’expérience, il a fait preuve d’une mobilité et d’un contrôle beaucoup plus grand que quiconque portant un exosquelette classique.
«L’exosquelette contrôlé de manière autonome fonctionne très bien lors de la marche. Mais quand il s’agit de quelque chose de plus que de simplement marcher, par exemple, jouer au tennis ou de danser, il serait bon d’avoir le contrôle neuronal » , expliquent les chercheurs.
Dans un proche avenir, les scientifiques prévoient de tester la technologie sur plus de volontaires.
François Deymier (rédaction btlv.fr)





