11 avril 2021 – Comme chaque année, l’anniversaire du vol de Youri Gagarine, le premier homme à avoir effectué un vol dans l’espace au cours de la mission Vostok 1 le , dans le cadre du programme spatial soviétique, est célébré avec une grande fierté, partout en Russie, où des fleurs sont déposées au pied des nombreux monuments à sa gloire.
En 2021, ce sont deux cosmonautes russes, accompagnés d’un astronaute américain, qui ont décollé, ce vendredi 9 avril, à 7h42 (heure universelle), direction la Station Spatiale Internationale (ISS).
Les cosmonautes ont pris la route, à bord de la fusée russe “Soyuz”, depuis le cosmodrome russe de Baïkonour, au Kazakhstan.
Pour marquer le coup, le lanceur de la fusée était décoré de bandes blanches et bleues, tel que l’était celle de leur illustre prédécesseur en avril 1961.
« Tous les paramètres sont dans la norme », a noté à intervalles réguliers, le centre de contrôle, qui a qualifié le vol de « normal ».
Liftoff! Mark Vande Hei (@Astro_Sabot) of @NASA_Astronauts and cosmonauts Oleg Novitskiy & Pyotr Dubrov launched on their Soyuz spacecraft from the Baikonur Cosmodrome in Kazakhstan. They'll join the Expedition 64 crew aboard the @Space_Station: pic.twitter.com/uoaNtyHQ8n
— NASA (@NASA) April 9, 2021
Près de neuf minutes après le décollage, la séparation du vaisseau Soyouz, baptisé pour l’occasion du nom de Gagarine, s’est faite sans encombre, à environ 200 km d’altitude. Oleg Novitski et Piotr Doubrov, de l’agence russe Roscosmos, et Mark Vande Hei, de la NASA, partent pour un séjour de six mois au sein de la Station Spatiale Internationale (ISS) .
Bien que profitant d’une grande expérience et de matériel fiable, comme la légendaire Soyouz, datant de la période soviétique, la Russie souffre de difficultés à innover, a subi plusieurs déconvenues techniques lors de récentes missions, ainsi que de problèmes de financements et de corruption.
L’année dernière, elle a aussi perdu le monopole des vols vers l’ISS, concurrencée par SpaceX, la société d’Elon Musk. Une nouvelle réalité qui pourrait signifier un gros manque à gagner pour Roscosmos, qui jusque-là facturait plusieurs millions de dollars à la NASA chaque place vers l’ISS.
Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)





