27 septembre 2021 — Une équipe internationale d’ingénieurs dirigée par l’Agence spatiale européenne (ESA) a découvert comment l’oxygène et l’eau peuvent être extraits du sol lunaire à l’aide d’équipements spéciaux pour améliorer la vie dans les futures bases lunaires.
L’installation utilise un processus en deux étapes qui a été testé à l’aide d’un mélange simulant le sol lunaire. Environ 50% du sol dans toutes les régions de la Lune se compose d’oxydes de silicium et de fer, et ceux-ci, à leur tour, contiennent environ 26% d’oxygène.

© ESA
En suivant un processus très précis, le mélange de terre est vaporisé par l’ajout d’hydrogène et de méthane, puis « rincé » avec de l’hydrogène gazeux. Après quoi, les minéraux sont chauffés à une température d’environ 1000 degrés Celsius et se transforment en gaz solides. Les gaz résultants et le méthane résiduel sont envoyés au convertisseur catalytique et au condenseur, qui sépare l’eau. Ensuite, l’oxygène peut être récupéré par électrolyse. Les sous-produits du méthane et de l’hydrogène sont également traités.
LE DÉBUT DE L’HISTOIRE
« Nos expériences montrent que l’installation est évolutive et peut fonctionner en boucle fermée presque entièrement autonome, sans intervention humaine », explique le professeur Michel Lavagna de l’Université polytechnique de Milan. « Pouvoir disposer d’installations efficaces pour produire de l’eau et de l’oxygène sur la Lune est extrêmement important. Nos expériences en laboratoire ont approfondi notre compréhension de chaque étape de ce processus. Ce n’est pas la fin de l’histoire, mais c’est un très bon point de départ.”
François Deymier (rédaction btlv.fr)





