1er septembre 2021 — Le chien est vraiment le meilleur ami de l’homme, et il le prouve de plus en plus. On sait depuis longtemps qu’il peut être dressé pour détecter les maladies. Depuis le début de la pandémie de la crise de la Covid-19, de nombreux chiens ont été entraînés à flairer le virus. Une nouvelle étude a montré que les chiens peuvent prévenir quand leurs propriétaires sont sur le point d’avoir une crise d’épilepsie sans aucun apprentissage!
À l’origine, ces super chiens de race − malinois, sprinter, spaniel et labrador − sont formés au dépistage olfactif comme à la recherche de personnes dans les grands espaces, mais aussi dans les décombres lors des tremblements de terre.
Des scientifiques de l’Université Queen’s de Belfast, au Royaume-Uni, ont étudié la réaction de 19 chiens à l’odeur de sueur de personnes qui étaient sur le point de faire une crise d’épilepsie ou qui venaient d’en subir une. L’équipe a également collecté un test de sueur de personnes ne souffrant pas de cette maladie.
UN CHANGEMENT DE COMPORTEMENT TRÈS EXPRESSIF
Les auteurs ont constaté que tous les chiens avaient des changements de comportement. Ils ont commencé à hurler, à aboyer ou à établir un contact visuel intense bien qu’ils n’aient pas été entraînés à le faire. « Nos résultats ont montré que tous les chiens réagissaient aux odeurs associées à une crise », écrivent les chercheurs. « Il existe un composant volatil unique associé aux crises d’épilepsie que l’on trouve chez les chiens, qui à son tour peut alerter leur propriétaire qu’une crise est imminente.
Les scientifiques notent que cette découverte est formidable, car elle peut éviter les blessures dues à des crises inattendues et permettre également à une personne d’être avertie, pour qu’elle ait le temps de prendre des médicaments pour stopper la crise. « Notre objectif ultime est de développer un appareil électronique qui pourrait être sensible à un biomarqueur qui précède le début d’une crise d’épilepsie », notent les auteurs, mais pour cela, ils doivent comprendre exactement ce que les chiens reniflent.
François Deymier (rédaction btlv.fr)





