12 mai 2021 – Après avoir fait parler d’elles cerniers, derniers temps car considérée comme porteuse du coronavirus, et probablement à l’origine de la propagation de ce dernier, les chauves-souris font aujourd’hui leurs grand retour dans l’actualité, mais cette fois-ci, la raison en est plus légère, et peut-être plus surprenante.
En effet, d’après une étude récemment réalisée par des chercheurs de l’Université de Tel-Aviv, à Israël, ces petits animaux nocturnes auraient une conception de l’espace autour d’eux entièrement différente de celle que nous avons (ou peut-être pas tant que ça). Les chauves-souris évalueraient les distances entre deux points, à partir… du temps !
DES ONDES SONORES
Pour pouvoir percevoir au mieux leur environnement proche, les chauves souris utilisent un système de sonar… Elles émettent des ondes sonores, puis, en fonction de la durée que mettent ces signaux à revenir vers elles, les chauves-souris sont alors en mesure de déterminer la position des objets autour d’elles.
A new Tel Aviv University study has revealed, for the first time, that bats know the speed of sound from birth.🦇
Unlike humans, who map the world in units of distance, bats map the world in units of time.🧭#fact pic.twitter.com/WahQGZLVV3— Prajakta Dawalkar (@PrajaktaDawalk1) May 9, 2021
COMPRENDRE CE FONCTIONNEMENT
C’est afin de tenter de comprendre la façon avec laquelle les chauves-souris acquièrent cette compétence d’orientation particulière, que des chercheurs de l’Université de Tel-Aviv ont mené une série d’expériences sur ces bêtes, au sein d’une atmosphère qu’ils contrôlaient.
Quand l’air autour des chauves-souris était enrichie en l’hélium, un gaz permettant notamment, d’augmenter la vitesse du son ; alors les chauves souris ont perçu la cible de laquelle elles devaient s’approcher, comme étant plus proche d’elles, qu’elle ne l’était en réalité. Et cela s’est révélé aussi vrai pour des chauves-souris adultes ayant grandi dehors, dans une atmosphère normale, que pour les chauves-souris ayant passé toute leur vie dans cette atmosphère enrichie en hélium.
Il ressort de cette étude, que la connaissance de la vitesse du son dans l’air est quelque chose d’inné chez les chauves-souris. Il s’agirait vraisemblablement d’une sélection de l’évolution, permettant aux chauves-souris de voler, mais aussi de chasser plus rapidement.
Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)





