Un mystérieux appareil militaire aux dimensions impressionnantes aurait été aperçu sur la base aérienne de Malan, en Chine. Surnommée par certains observateurs la « Zone 51 chinoise », cette installation servirait notamment aux essais de programmes aéronautiques secrets. L’engin, provisoirement désigné WZ-X, pourrait être un immense drone furtif destiné à des missions de renseignement et de surveillance à très longue distance.
UN DRONE DE LA TAILLE D’UN BOMBARDIER FURTIF ?
Les premières observations de cet appareil remontent à mai 2025, lorsque des satellites commerciaux ont capturé des images d’un aéronef inhabituel sur la base de Malan, dans le nord-ouest de la Chine.
Andreas Rupprecht, spécialiste reconnu de l’aviation militaire chinoise, estime qu’il pourrait s’agir d’un nouveau drone géant bimoteur, provisoirement baptisé WZ-X.
Les dimensions supposées de l’appareil sont particulièrement impressionnantes. Son envergure pourrait atteindre environ 52 mètres, soit une taille comparable à celle du bombardier furtif américain B-2 Spirit.
Les images satellites, notamment celles provenant de l’entreprise américaine Planet Labs, suggèrent également une architecture en aile volante rappelant celle du mystérieux drone américain RQ-180. Mais le WZ-X serait sensiblement plus imposant.
Pour l’heure, l’armée de l’air chinoise n’a officiellement confirmé ni l’existence de cet appareil, ni son nom, ni ses capacités réelles.
UNE AUTONOMIE POTENTIELLEMENT COLOSSALE
Selon les estimations avancées par Andreas Rupprecht, le WZ-X pourrait avoir été développé pour des missions dites HALE ISR : renseignement, surveillance et reconnaissance à haute altitude et longue endurance.
Son autonomie théorique pourrait atteindre près de 19 000 kilomètres, tandis que son altitude opérationnelle maximale serait située autour de 20 000 mètres. De telles performances permettraient à l’appareil de rester en vol durant de très longues périodes et de parcourir des distances considérables.
Dans un contexte militaire, un drone de ce type pourrait notamment servir à surveiller des mouvements de navires, identifier des systèmes de défense aérienne ou recueillir des renseignements permettant de déterminer des cibles potentielles.
En théorie, une telle autonomie lui donnerait également la capacité d’effectuer des missions à très longue distance, y compris à proximité du territoire américain. Cela ne signifie toutefois pas que de telles opérations ont effectivement été menées. L’altitude supposée du WZ-X constituerait l’un de ses principaux avantages.
Avec un plafond de vol estimé à environ 66 000 pieds, soit plus de 20 kilomètres, le drone pourrait évoluer bien au-dessus de nombreux appareils militaires conventionnels.
À ces altitudes, l’air plus raréfié peut permettre à certains aéronefs spécialement conçus pour ces conditions d’optimiser leur endurance. Associée à une architecture furtive en aile volante, cette caractéristique pourrait également rendre le drone plus difficile à détecter et à suivre. Une question demeure néanmoins : le WZ-X est-il uniquement destiné au renseignement ou pourrait-il également transporter des armes ? À ce stade, aucune information publique ne permet de confirmer une éventuelle capacité offensive.
Le WZ-X ne serait pas le seul appareil mystérieux observé sur la base. Andreas Rupprecht a également signalé la présence d’un deuxième drone à aile volante de grande taille, parfois désigné GJ-X. Selon le spécialiste, Malan serait progressivement devenu l’un des principaux centres d’essais chinois consacrés aux aéronefs militaires sans pilote.
Des images satellites prises ces dernières années montrent d’ailleurs une importante expansion du site, avec la construction de nouveaux hangars, de pistes et de différentes infrastructures susceptibles d’accompagner le développement de programmes aéronautiques avancés. Cette activité explique pourquoi certains observateurs comparent désormais Malan à la célèbre Zone 51 américaine.
UNE HISTOIRE QUI RAPPELLE CELLE DE LA ZONE 51
Située dans le désert du Nevada, la Zone 51 est devenue mondialement célèbre en raison du secret entourant ses activités et des innombrables théories sur les OVNI qui lui sont associées. Son histoire officielle est déjà digne d’un scénario de science-fiction.
Des documents déclassifiés de la CIA ont notamment confirmé que le site avait servi au développement et aux essais de programmes aéronautiques hautement secrets, parmi lesquels l’avion espion U-2.
Pendant des décennies, l’observation d’appareils inconnus au-dessus de cette région a contribué à alimenter les spéculations sur la présence d’engins extraterrestres. Certaines observations pourraient néanmoins avoir été liées à des prototypes militaires dont l’existence était encore classifiée au moment où ils étaient testés.
La base chinoise de Malan se retrouve aujourd’hui confrontée à un phénomène comparable : des appareils inconnus sont observés par satellite alors que Pékin reste extrêmement discret sur leur véritable nature.
Cette comparaison prend une dimension supplémentaire avec les déclarations formulées ces dernières années autour des phénomènes anomaux non identifiés.
Dans le documentaire The Age of Disclosure, plusieurs personnalités américaines évoquent notamment l’hypothèse d’une compétition secrète entre grandes puissances autour de technologies supposément non humaines.
Le réalisateur Dan Farah présente ainsi l’idée selon laquelle les États-Unis, la Chine et la Russie pourraient chercher à comprendre et reproduire des technologies récupérées sur des engins d’origine inconnue. Ces affirmations restent cependant extrêmement controversées et aucune preuve publique ne permet actuellement d’établir que la Chine, les États-Unis ou la Russie disposent effectivement d’une technologie extraterrestre.
D’autres récits ont également évoqué des incursions mystérieuses autour d’installations militaires américaines sensibles. Certaines sources anonymes ont attribué une partie de ces observations à des drones chinois, tandis que d’autres ont avancé l’hypothèse d’objets d’origine non humaine. Là encore, ces affirmations ne sont pas démontrées.
Le mystérieux WZ-X illustre surtout l’accélération spectaculaire des programmes militaires chinois dans le domaine des drones furtifs et des appareils à très longue endurance. Si les estimations concernant ses dimensions, son altitude et son rayon d’action se confirmaient, le « Monstre de Malan » pourrait constituer un nouvel outil stratégique majeur pour Pékin. Mais en l’absence de communication officielle de la Chine, une grande partie de ses caractéristiques demeure hypothétique.
Comme autrefois dans le ciel du Nevada, le secret entourant ces nouveaux appareils nourrit inévitablement les spéculations. Technologie militaire conventionnelle particulièrement avancée ou programme encore plus ambitieux ? Pour l’instant, les images satellites apportent quelques indices, mais la « Zone 51 chinoise » conserve une grande partie de ses secrets. Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter.
Valentin Rican (rédaction btlv source Daily Mail – photo home page @btlv)







