En 1956, une famille londonienne signale des coups frappés dans les murs et des objets qui semblent se déplacer seuls. Les phénomènes, associés à l’adolescente Shirley Hitchings, auraient duré jusqu’en 1968. Que sait-on réellement de cette affaire ?
Tout aurait commencé par une clé argentée apparue sur le lit de Shirley Hitchings. À la fin de janvier 1956, dans la maison familiale de Battersea, à Londres, ses proches disent ensuite entendre des frappements répétés. Les bruits deviennent assez forts pour attirer l’attention du voisinage. Selon les récits de l’époque, ils suivraient même la jeune fille hors de chez elle.
DES OBJETS PROJETÉS, DES BRUITS ET UN INCENDIE
La famille rapporte bientôt d’autres épisodes : un gant qui aurait frappé le père de Shirley au visage, des meubles déplacés et des draps tirés du lit. Des journalistes venus sur place disent avoir entendu les coups ou assisté à certains incidents. Quelques semaines plus tard, un incendie se déclare dans la maison. Son origine nourrit à son tour les interrogations.
L’affaire dépasse rapidement le cercle familial. La presse britannique s’en empare, tandis que des enquêteurs du paranormal recueillent les témoignages. Le Daily Star revient aujourd’hui sur ce dossier, souvent présenté comme l’un des cas de « poltergeist » les plus connus du Royaume-Uni.
QUI ÉTAIT « DONALD » ?
La famille attribue les manifestations à une présence qu’elle appelle « Donald ». Elle pense communiquer avec elle grâce à un système de coups frappés. Mais l’identité prêtée à cette présence varie au fil des récits. Des articles publiés dès 1956 relèvent déjà des contradictions, notamment autour d’un ancien camarade de Shirley que certains croyaient mort alors que sa famille le disait vivant.
Les phénomènes auraient progressivement cessé en 1968, environ douze ans après les premiers signalements. Cette durée et le nombre de témoignages continuent de fasciner. Ils ne suffisent toutefois pas à établir qu’un esprit était à l’œuvre. Une synthèse de la Psi Encyclopedia expose aussi les réserves formulées à l’époque et les interprétations sceptiques du dossier.
Le mystère de Battersea tient peut-être autant à ce que les témoins ont vécu qu’à ce qu’il reste impossible de vérifier aujourd’hui. Entre faits rapportés, souvenirs et hypothèses, l’histoire de Shirley Hitchings demeure ouverte à la discussion. Pour suivre nos prochains articles sur les mystères et l’inexpliqué, inscrivez-vous à la newsletter BTLV.
Valentin Rican (rédaction btlv source Daily Star – photo home page @btlv)







