Un fauteuil roulant datant de la Seconde Guerre mondiale vient de rejoindre les collections du Musée des objets hantés de Rotherham, en Angleterre. Déjà remarqué à la télévision après un mystérieux incident impliquant le présentateur Phillip Schofield, l’objet provoquerait désormais malaises, douleurs inexpliquées et phénomènes troublants au sein du musée.
Le Musée des objets hantés de Rotherham, dans le South Yorkshire, compte une nouvelle pièce pour le moins inquiétante. Lee Steer et sa compagne Sarah Carter, chasseurs de fantômes et collectionneurs d’objets associés au paranormal, ont récemment acquis un ancien fauteuil roulant provenant d’un hôpital militaire de la Seconde Guerre mondiale.
Acheté pour 350 livres sterling lors d’une vente aux enchères organisée sur Facebook, le fauteuil traîne derrière lui une réputation déjà bien établie. Selon les récits qui l’entourent, certaines personnes ressentiraient d’étranges modifications corporelles après s’y être assises : douleurs dans les jambes ou les bras, oppression thoracique, difficultés à respirer ou encore impression qu’un membre aurait disparu.
Le fauteuil roulant avait notamment fait parler de lui en octobre 2018, lors de son apparition dans l’émission britannique This Morning, diffusée sur ITV.
Le présentateur Phillip Schofield s’était installé dans le fauteuil sans ressentir de phénomène particulier. Pourtant, en visionnant les images, certains téléspectateurs avaient remarqué qu’une partie de sa jambe semblait momentanément disparaître à l’écran.
Le présentateur avait alors attribué cette étrange séquence à un simple problème technique ou à un dysfonctionnement de la caméra. Pour les passionnés de paranormal, cet incident aurait cependant contribué à renforcer la sinistre réputation de l’objet.
UNE EXPÉRIENCE INTERROMPUE APRÈS QUELQUES MINUTES
Après avoir installé le fauteuil dans leur musée, Lee Steer et Sarah Carter ont décidé de mener leur propre enquête. Le 15 juin, Lee s’est assis dans le fauteuil, les yeux bandés et un casque sur les oreilles, tandis que sa compagne l’interrogeait et tentait d’entrer en contact avec une éventuelle présence.
L’expérience a toutefois rapidement tourné court. Après seulement quelques minutes, Lee aurait commencé à ressentir une douleur à la cheville et à la jambe droites. Cette sensation se serait progressivement intensifiée avant de disparaître environ cinq minutes plus tard.
Le chasseur de fantômes affirme également avoir été pris de nausées, de vertiges et d’un profond sentiment de désorientation. « Je ne m’attendais pas à ressentir quoi que ce soit. Au bout de quelques minutes, j’ai pourtant commencé à avoir mal à la cheville et à la jambe droites. J’ai dû arrêter l’expérience tellement la sensation était inconfortable », raconte-t-il.
Sur les images de l’enquête, Lee apparaît visiblement éprouvé, se tenant la tête avant de retirer son bandeau et son casque. Sarah explique avoir envisagé d’interrompre elle-même la séance, tant son compagnon semblait mal en point.

Le fauteuil qui semblerait hantée
LA SENSATION D’UNE AMPUTATION ?
En repensant à cette expérience, Lee Steer estime que la douleur ressentie pourrait avoir reproduit les souffrances d’un ancien patient amputé.
Selon l’histoire associée au fauteuil, celui-ci serait principalement hanté par l’esprit d’un homme âgé surnommé William, qui aurait été soigné dans l’hôpital militaire où se trouvait autrefois l’objet. Une infirmière chargée de s’occuper de lui hanterait également le fauteuil.
« J’ai eu l’impression que cette présence essayait de me transmettre ce qu’elle avait ressenti de son vivant ou durant ses derniers instants », avance Lee. « En repensant à la douleur dans ma cheville et mon pied, j’ai pensé à la sensation d’une amputation. »
Il reconnaît toutefois qu’il reste difficile d’identifier précisément l’origine du malaise. Plusieurs soldats blessés auraient pu utiliser ce fauteuil au cours de la guerre, rendant impossible toute association certaine avec un patient en particulier.
Depuis l’arrivée du fauteuil, le couple affirme avoir observé plusieurs autres phénomènes inexpliqués dans le musée. Sarah Carter dit avoir entendu des bruits sourds provenant de la pièce où l’objet était entreposé, alors que personne ne s’y trouvait. Ces sons ressemblaient, selon elle, à des pas réguliers, comme si une infirmière effectuait une ronde dans les couloirs.
Des murmures indistincts auraient également été enregistrés lors de séances d’écoute. Le couple pense avoir capté la voix d’un homme âgé, mais les paroles étaient trop étouffées pour être comprises. Lee affirme de son côté avoir entendu un fredonnement féminin particulièrement puissant résonner dans le bâtiment. « Je n’avais jamais entendu quelque chose comme cela dans le musée. Le son était tellement fort qu’il remplissait toute la pièce. Mon intuition m’a fait penser à une infirmière qui chantonnait en travaillant », explique-t-il.
UNE ZONE ANORMALEMENT FROIDE DÉTECTÉE SUR LE FAUTEUIL
Les deux enquêteurs ont également placé différents appareils autour du fauteuil, notamment un capteur de température et un module REM, utilisé par certains chasseurs de fantômes pour détecter des variations du champ électromagnétique.
Selon eux, le module se serait activé à plusieurs reprises sans explication apparente. Une zone froide constante aurait aussi été détectée au centre du fauteuil, à l’endroit où serait assis un éventuel utilisateur.
Pour Lee Steer, cette baisse de température pourrait indiquer la présence de l’esprit de William. Cette interprétation reste néanmoins controversée. Les variations de température ou les déclenchements d’appareils électroniques peuvent avoir de nombreuses causes environnementales ou techniques. En l’absence d’expertise indépendante, ces mesures ne permettent donc pas de démontrer une origine surnaturelle.
Malgré son expérience dans le domaine du paranormal, Sarah Carter reconnaît que cette nouvelle acquisition la met particulièrement mal à l’aise.
« Le fauteuil est très imposant et intimidant. Lorsqu’on le regarde, il est difficile de ne pas penser aux victimes de la guerre et aux soldats blessés qui ont pu l’utiliser », confie-t-elle.
Depuis son installation, elle affirme ressentir une énergie de plus en plus intense dans le musée, au point de ne plus vouloir s’y déplacer seule.
« J’ai l’impression que l’activité ne cesse d’augmenter. C’est devenu tellement fort que j’ai désormais trop peur de traverser certaines pièces sans être accompagnée », assure-t-elle. Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter.
Valentin Rican (rédaction btlv source Daily Star – photo home page Daily Star)







