Une étude a mis en parallèle deux théories prédominantes concernant la conscience : la théorie de l’espace de travail global (GWT) et la théorie de l’information intégrée (TII).
Bien qu’aucune de ces théories ne l’emporte, des découvertes surprenantes concernant le rôle du cerveau postérieur ont été faites. En 2022, 22 théories étaient recensées pour expliquer la conscience en fonction de mécanismes neurobiologiques. En 2024, avec des critères plus larges, ce chiffre dépassait les 200. Ces chiffres illustrent la diversité des approches et des perspectives sur la compréhension de la conscience. Parmi ces théories, quatre principales se distinguent, avec la TII et la GWT en tête.
THEORIE DE L’INFORMATION INTEGREE
La TII, ou théorie de l’information intégrée, soutient que la conscience d’un contenu mental émerge lorsque ce contenu est traité de manière intégrée. Cela implique une interaction et une influence mutuelle entre les sous-systèmes impliqués. L’intégration est clé : plus elle est forte, plus la conscience est profonde. Cette théorie met l’accent sur la structure en réseau du cerveau plutôt que sur son fonctionnement.
THEORIE DE L’ESPACE DE TRAVAIL GLOBAL
La GWT, ou théorie de l’espace de travail global, propose une vision différente. Selon cette théorie, l’accès à la conscience d’une information se produit lorsqu’elle est diffusée et accessible dans le cerveau via un réseau spécialisé, connu sous le nom d’espace de travail global.
Ces deux théories, bien que concurrentes, partagent une vision commune : la conscience est liée à l’activité neuronale dans diverses zones du cerveau. Cette convergence a conduit les partisans des deux théories à collaborer dans des expériences conçues pour explorer et potentiellement résoudre les divergences entre leurs approches. Ces expériences récentes ont impliqué plus de 250 participants, soumis à des stimuli visuels variés, tout en enregistrant l’activité cérébrale à l’aide de techniques d’imagerie avancées. Les résultats de ces expériences, bien qu’encourageants pour les deux théories, n’ont pas confirmé toutes leurs prédictions.
L’étude a cependant révélé des aspects inattendus, notamment l’importance des régions cérébrales postérieures, en particulier les aires visuelles primaires, dans la prise de conscience. Contrairement à l’idée reçue selon laquelle les processus conscients se déroulent principalement dans les régions antérieures du cerveau, cette recherche suggère une implication significative des zones postérieures.
De plus, ces découvertes remettent en question la compréhension traditionnelle du rôle de la perception et du traitement sensoriel dans la conscience. Bien que le débat entre les deux théories reste ouvert, ces résultats offrent une compréhension plus approfondie de la nature de la conscience, ce qui constitue une avancée significative. Pour ne rien manquer de l’actualité liée aux recherches sur la conscience, inscrivez-vous à la newsletter btlv.
Valentin Rican (rédaction btlv source Pour la science – photo home page @Btlv via Adobe stock)







