11 mars 2021 — Dans un souci de préserver la vie telle que nous la connaissons sur la terre, des scientifiques ont pour projet d’envoyer des échantillons de spermatozoïdes et d’ovules provenant de 6,7 millions d’espèces de la Terre.Pour protéger la diversité des espèces de la Terre, des labos protègent actuellement du matériel génétique dans des zones sécurisées.
Le matériel génétique en question, y compris les graines et les spores, pourrait être utilisé pour récupérer des espèces perdues. Toutefois, avec les catastrophes dues au évènements climatiques entre autres ou de probables guerres, les banques de stockages sont vulnérables.
Voilà pourquoi, des experts américains proposent de stocker des spécimens de manière plus sûre dans des tubes de lave sur la lune. Les dépôts seraient congelés cryogéniquement et entretenus par des robots en lévitation. L’idée faisant son chemin auprès de la communauté scientifique, des échantillons de spermatozoïdes et d’ovules provenant de 6,7 millions d’espèces de la Terre devraient être envoyés dans une arche construite sur la lune en tant que « police d’assurance mondiale moderne de l’humanité ».
CONCRÈTEMENT
La banque de gènes lunaires qui pourrait contenir tout ce matériel génétique devrait être construite sous la surface lunaire, et contenu dans un tube de lave creux et refroidi.Les spécimens déposés dans cette sorte d’arche seraient conservés au réfrigérateur à des températures cryogéniques, l’installation étant alimentée par des panneaux solaires sur la surface lunaire.
L’arche préserverait ainsi la diversité génétique de la Terre en cas de catastrophe mondiale, comme celle qui pourrait être causée par le changement climatique (Mettre le lien émission Jean Jouzel), l’explosion supervolcan, l’impact d’astéroïdes ou une guerre nucléaire.
«La Terre est naturellement un environnement volatile», a déclaré l’auteur de l’étude et ingénieur en mécanique JekanThanga de l’Université de l’Arizona.
« En tant qu’humains, nous avons eu une alerte il y a environ 75000 ans avec l’éruption du supervolcan Toba, qui a provoqué une période de refroidissement de 1000 ans et, selon certains, correspond à une baisse estimée de la diversité humaine », a-t-il ajouté.
« La civilisation humaine a une telle emprise sur la planète, si elle venaità s’effondrer, cela pourrait avoir un effet négatif en cascade sur tout le reste ».
L’idée de créer des banques de gènes pour restaurer la biodiversité perdue à l’avenir n’est pas nouvelle – plus d’un million d’échantillons de semences sont actuellement stockés dans le Svalbard Global SeedVault sur l’île de Spitsbergen dans la mer Artique, par exemple.
Cependant, le professeur Thanga et ses collègues ont expliqué que la localisation de ces installations sur Terre les rend également vulnérables aux pertes accidentelles.
Le changement climatique, par exemple, pousse de nombreuses espèces vers un déclin et une disparition annoncée. Dans le même temps, l’élévation du niveau de la mer qui accompagnera le réchauffement climatique verra la voûte du Svalbard perdue sous les vagues.
Lointaine mais toujours accessible, la lune peut présenter un emplacement plus sûr. Ce projet est une entreprise compliquée mais possible.
Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)





