7 décembre 2021 – Les États-Unis ont restitué la tablette de Gilgamesh, vieille de 3 500 ans. Elle a été rendue à l’Irak. Une victoire pour les autorités.
En 1991, lors de la guerre du Golfe après l’invasion du Koweït, on vole la tablette en argile aux inscriptions cunéiformes. Elle aurait disparu d’un musée irakien ou d’un site archéologique.
Qu’avons-nous sur cet objet ? Eh bien, ce sont des fragments de “l’épopée de Gilgamesh”. Elle est considérée comme l’une des plus anciennes œuvres littéraires de l’Humanité. Elle raconte les aventures d’un puissant roi de Mésopotamie qui cherche l’immortalité.
RETOUR À LA MAISON
La tablette n’est pas le seul objet restitué. Le ministre des Affaires étrangères a également remis au ministre de la Culture une tête de bélier et une tablette sumériennes. Ces objets ont été rendus par les États-Unis et la Grande-Bretagne.
La tablette de Gilgamesh “est d’une grande importance, c’est un des plus anciens textes littéraires de l’histoire de l’Irak”, explique Hassan Nazem, ministre de la Culture et des antiquités. “À tous ceux qui font de la contrebande avec nos antiquités et les ont vendues lors d’enchères internationales : in fine, le sort de ces opérations c’est la restitution”.
Fouad Hussein, chef de la diplomatie irakienne ajoute : ”cette journée représente une victoire face aux tentatives désespérées de ceux qui tentent de voler notre grande Histoire et notre civilisation ancienne”.
En un an, l’Irak a récupéré environ 18 000 artefacts, dont presque la totalité est vieille de 4 000 ans.

La tablette de Gilgamesh. Crédit : AFP
UN DRÔLE DE PÉRIPLE
En 2001, la tablette de Gilgamesh refait surface au Royaume-Uni. Un marchand d’art américain l’achète deux ans plus tard auprès d’une famille jordanienne, à Londres. L’objet voyage ensuite aux États-Unis, vendu à des antiquaires en 2007 pour 50 000 dollars, avec un faux certificat d’origine.
En 2014, on revend la pièce pour 1,67 million de dollars aux propriétaires du Musée de la Bible à Washington. Il faut encore attendre trois ans pour qu’un conservateur du musée s’interroge sur la provenance de la tablette. On saisit enfin cette dernière en 2019.
Source : AFP
Tom Hannane (rédaction btlv.fr)





