19 octobre 2020 — La pollution humaine n’est pas que sur terre où quelques kilomètres au-dessus de nos têtes, elle peut envahir de vastes zones dans l’espace et menaçait nos engins spatiaux et satellites, puisque l’espace s’est encore enrichi de nouveaux satellites Starlink en mars. Cette multiplication de satellites en orbite intéresse aussi les scientifiques qui ont de bonnes raisons de craindre que ces constellations provoquer des collisions.
Mais le plus surprenant, le plus grand danger que l’on peut rencontrer dans l’espace n’est pas les collisions, mais les explosions.
Selon l’Agence spatiale européenne qui publie son rapport annuel sur la situation des débris spatiaux autour de la Terre, le constat est que ce ne sont pas les collisions de fusées et charges utiles (satellites) qui nous mettent en danger, mais d’autres phénomènes comme des collisions, des explosions, des problèmes électriques ou, plus simplement, le détachement d’objets soumis à des conditions extrêmes dans l’espace.
Il faut savoir que depuis le début de l’ère spatiale, le 4 octobre 1957 avec le lancement de Spoutnik 1, il y a eu plus de débris spatiaux en orbite que de satellites opérationnels »
Selon l’ESA, 5 400 objets de plus d’un mètre font actuellement partie des débris en orbite autour de notre planète. L’estimation est de 34 000 pour les objets de plus de 10 centimètres.
LES USA ONT ADOPTÉ DE NOUVELLES RÈGLES
La Commission fédérale des communications a mis à jour ses règles portant sur les débris spatiaux. Les entreprises qui opèrent des satellites en orbite autour de la Terre devront se plier à de nouvelles exigences.
Les règles adoptées par la FCC concernent tous les satellites qui ont fait l’objet d’une autorisation de sa part. La dernière mise à jour de leur réglementation avait eu lieu en 2004. Depuis, les technologies satellites, surtout celles installées en orbite terrestre basse, ont apporté bien des changements. La FCC tient compte de « l’utilisation croissante de petits satellites à faible coût, tels que les CubeSats, ainsi que les plans pour le déploiement de grandes constellations de systèmes en orbite non géostationnaire ».
Avec ces nouvelles exigences, la FCC estime que les sociétés qui envoient des satellites en orbite seront dans l’obligation d’indiquer plus clairement les actions qu’elles mettent en œuvre pour atténuer la prolifération des débris spatiaux. Ces entreprises devront ainsi indiquer, à l’aide d’une notation, le risque de collision avec de gros ou de petits objets.
François Deymier (rédaction btlv.fr)





