(ZOOLOGIE) Le ouistiti pourrait-il être aussi intelligent que les humains ?

25 mars 2021

25 mars 2021 – Des chercheurs ont réussi à reproduire l’évolution du cerveau des ouistitis en accéléré vers plus de similitudes avec le cerveau humain.

Si la question de l’éthique demeure, il n’en est pas moins que des scientifiques allemands du Max Planck Institute of Molecular Cell Biology and Genetics (MPI-CBG) sont parvenus à modifier le cerveau de ouistitis au stade embryonnaire dans le but de les rapprocher un peu plus d’un de leurs cousins : l’Homme.

UNE QUESTION DE CODAGE ADN

Le gène ARHGAP11A. C’est à ce niveau-là que ça se passe. En effet, ce gène est issu d’une mutation datant 1,5 million d’années qui, pour dire ça très simplement, serait à l’origine de la ligne évolutive vers l’Humain.

De fait, ce gène ARHGAP11A code une protéine qui accroit la production de cellules souches des neurones.

En se penchant sur la question, les scientifiques se sont aperçus que si l’on change le codage d’une lettre et que le C devient un G, on constate une évolution immédiate dans la retranscription des protéines, entre autres. C’est cette mutation qui aurait influencé l’évolution humaine.

UNE EXPÉRIENCE EMBRYONNAIRE

Les chercheurs, qui se sont alliés avec une équipe de l’Institut central pour les Animaux d’Expérimentation de Kawasaki, ont tenté d’utiliser cette version du gène, ARHGAP11Bsur des embryons de ouistitis.

Précisions que les grossesses n’ont pas été menées à terme pour des raisons éthiques, dans la mesure où l’on ignore le comportement que ces singes pourraient avoir. De même, l’expérience a été menée sur des ouistitis qui sont génétiquement moins proches de l’Homme que les chimpanzés et les macaques.

Dans l’évolution qui suit l’implantation du gène, on constate une augmentation de la taille du néocortex, une augmentation de la taille du cerveau et des circonvolutions (qui permet de faire tenir un cerveau plus gros dans la boite crânienne), ainsi qu’une augmentation du nombre de cellules progénératives des neurones qui sont en partie à l’origine de l’évolution cérébrale chez les primates.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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