3 janvier 2019 — C’est une soucoupe volante en béton posée au sommet d’une montagne: l’édifice communiste de Bouzloudja, assimilé en Bulgarie à un régime honni, fascine touristes et experts occidentaux qui veulent sauver cet ovni architectural de la ruine.
Inaugurée en 1981 comme symbole du socialisme triomphant, cette gigantesque enceinte circulaire naguère capable d’accueillir 400 visiteurs à la fois plane toujours sur son socle à plus de 1.400 mètres d’altitude, dans la chaîne des Balkans, au coeur du pays.
Rien n’avait été trop beau à l’époque: du marbre et du cuivre avaient été utilisés comme parement des 75.000 tonnes de béton, d’acier et de verre mobilisées pour cette prouesse architecturale d’une soixantaine de mètres de diamètre, dont l’étoile rouge était visible par temps clair jusqu’en Roumanie et en Grèce.
Mais l’heure de gloire du monument aura été courte. Abandonné dès la chute du régime communiste en 1989, il est aujourd’hui mangé par les herbes folles après avoir été méthodiquement dépouillé de ses précieux ornements.
Longtemps connu des seuls amateurs de tourisme insolite, attirés par l’étrangeté du lieu et par les vestiges de slogans communistes sur ses murs, l’ovni est désormais entré dans le radar de spécialistes internationaux de la défense du patrimoine.
“Dans son style brutaliste, c’est une véritable réussite architecturale du 20e siècle. Ce monument est tout à fait exceptionnel par sa dimension, par sa puissance”, souligne Laurent Levi-Strauss, ex-directeur adjoint du département de préservation de l’héritage culturel de l’Unesco.
Rédaction btlv.fr (source AFP)





