30 septembre 2018 : Moins de sel, moins de nitrites, plus de bio, antibiotiques pas automatiques: les principaux fabricants français de jambon se sont lancés dans une course à la vertu, afin de contrecarrer un recul continu des ventes.
Au lendemain de la publication d’un rapport parlementaire demandant de faire la guerre à la malbouffe, le leader français du jambon blanc, Fleury-Michon, a lancé une nouvelle salve, annonçant jeudi la mise au régime, sinon sans sel avec moins de sel, de l’ensemble de sa gamme de charcuterie d’ici 2020.
Le groupe vendéen, qui affirme avoir été le premier industriel à avoir développé une offre de jambon avec une teneur réduite en sel en 2002, souhaite étendre cette offre “à l’ensemble de ses 181 références en charcuterie”.
25% DE SEL EN MOINS DÈS 2020
“D’ici à 2020, tous les produits (…) auront un taux de sel inférieur de 25% par rapport à la moyenne des produits de charcuterie”, a annoncé le groupe. “La mutation de l’intégralité de la gamme se fera en trois temps: au mois d’octobre 2018, 64 références, soit 35% de l’offre, passeront en taux de sel réduit et en avril 2019, 80% de l’offre aura basculé. Les derniers 20% qui correspondent aux gammes à base de boeuf, de veau, de gésier ou encore de bacon passeront à leur tour en -25% de sel en 2020”, a précisé le groupe.
L’industriel affirme être parvenu à cette réduction de sel sans avoir recours à des additifs de substitution (arômes, exhausteurs, etc.) mais grâce à des recettes à base de bouillons de légumes, d’herbes aromatiques et d’épices “pour relever naturellement le goût de ses produits”.
Le directeur général du groupe, Régis Lebrun, a indiqué travailler sur ce projet depuis deux ans. Niant tout opportunisme, en dépit du timing de l’annonce, M. Lebrun a évoqué auprès de l’AFP, “une attente fondamentale du consommateur”, en pertede confiance envers l’industrie agro-alimentaire.
Rédaction btlv.fr (source AFP)





