26 mai 2021 — Les brûlures de l’oreille lors de soudure provoquées par les étincelles chaudes ou les scories en fusion sont des accidents rares mais parfois graves. Il s’agit d’un accident très rare, avec seulement cinq cas signalés dans le monde.
Des médecins australiens ont rapporté un cas inhabituel de goutte de métal fondu touchant accidentellement l’intérieur d’une oreille.
Selon un cas publié dans BMJ Case Reports, un homme de 60 ans s’est présenté aux urgences en se plaignant d’une vive douleur brûlante à l’oreille droite. Le personnel médical a immédiatement identifié la cause: plus tôt dans la journée, c’est en réalisant une soudure allongé sans aucune protection sous un camion qu’une goutte de métal fondu était tombé dans son oreille, touchant le conduit auditif.
L’homme blessé a immédiatement ressenti une vive douleur dans son oreille et a également entendu des sons comme des “explosions de pétards”, suivis d’une perte auditive. Pour soulager la douleur, il a versé de l’eau froide dans son conduit auditif.

© BMJ 2021
Au moment où il s’est rendu aux urgences, il avait un goût étrange dans la bouche. Un examen plus approfondi a révélé que le métal avait brûlé plusieurs poils dans l’oreille droite et percé une partie du tympan. Le patient n’ayant pas connu de complications graves et semblant généralement en bonne santé, on lui a juste prescrit des analgésiques.
Au bout de quelques jours, l’homme souffrant toujours de violentes douleurs décida de consulter un ORL, mais il dû attendre huit semaine afin d’obtenir un rendez-vous.
Pendant ce temps, il a développé deux infections de l’oreille et des acouphènes (bourdonnement dans l’oreille).
Lors de l’examen, le médecin a découvert un corps étranger, les restes du métal fondu dans l’oreille.
Ils ont décidé d’enlever chirurgicalement le métal. L’opération a réussi, le tympan a guéri et l’audition est revenue à la normale. Cependant, le médecin a noté que le métal fondu avait endommagé le nerf de la notocorde tympanique – le nerf qui transporte les messages gustatifs des papilles au cerveau.
François Deymier (rédaction btlv.fr)





