LE RÉACTEUR À FUSION NUCLÉAIRE CHINOIS : il a atteint 100 millions de degrés Celsius

19 novembre 2018

19 novembre 2018—Oui, ce « soleil artificiel chinois » est parvenu à atteindre la température incroyable de 100 millions de degrés Celsius !

Des scientifiques internationaux et nationaux de l’Institut de la physique des plasmas de l’Académie des sciences de Chine en 2006 ont élaboré le projet expérimental de fusion nucléaire par confinement magnétique, plus connu sous l’abréviation EAST (Experimental Advanced Superconducting Tokamak) ou « soleil artificiel chinois ». À ce jour, le réacteur a atteint la température fulgurante de 100 millions de degrés, près de douze ans après.

L’Hefei Institutes of Physical Science a déclaré que cette prouesse remplit une condition indispensable, afin de réunir les données nécessaires à l’exploitation d’une énergie propre obtenue par fusion nucléaire, qui seront alors également capitales pour le développement du réacteur thermonucléaire expérimental international (ITER), qui est actuellement construit dans le sud de la France en collaboration avec 35 pays.

Pour nous en rendre compte, à titre de comparaison, rappelons que le cœur de notre Soleil n’atteint en réalité que 15 millions de degrés, soit six fois moins que le réacteur à fusion nucléaire. Par ailleurs, lors de tests menés pendant quatre mois en 2018, les scientifiques du Hefei Institutes of Physical, ont découvert que lorsque deux noyaux d’hydrogène se combinent, ils produisent une énorme quantité d’énergie. On appelle ce processus énergie de fusion ou plus communément, fusion nucléaire. C’est d’ailleurs de cette façon que notre Soleil génère de la lumière et de la chaleur, et, s’il était possible de trouver un moyen de l’exploiter, le monde disposerait alors d’une source d’énergie théoriquement propre et inépuisable.

D’autre part, les scientifiques estiment que cette température, pourtant déjà inimaginable, n’est que le minimum nécessaire pour produire une réaction de fusion nucléaire suffisante pour la Terre. De plus, cette fusion nucléaire ne produit aucun déchet radioactif, ce qui donc compatible avec les ambitions écologiques qui prônent de nos jours. D’ailleurs, des scientifiques ont mis au point une méthode pour transformer ces déchets en batterie, en les encapsulant dans un diamant artificiel qui bloque les radiations tout générant une charge électrique. Sans oublier que ce projet déjà si phénoménal est destiné à un avenir d’autant plus grandiose s’il parvient à rendre l’ITER fiable.

Henri Coron (btlv.fr/source Chinese Academy of Sciences)

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